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Le blog estampillé Littérature 2.0

Chroniques littéraires et observateur de la dématérialisation du Livre

vendredi 18 avril 2014

L'auto-publication selon Amazon par Arte & 20 minutes

La chaîne Arte diffusait ce mercredi 16 avril à 23H10 un reportage consacré au phénomène de l'autoédition par ebook. Intitulé "Ecrivez, on s'occupe du reste" celui-ci est disponible pendant 7 jours sur Arte+7 et sera rediffusé sur la chaîne le samedi 03 mai à 2H55. 


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Même si celui-ci ne présente le phénomène qu'à travers la vision d'Amazon et le système que le géant américain cherche à imposer et que celui-ci y apparaît parfois et de façon assez agaçante, comme le seul acteur existant dans l'univers de la littérature digitale (omettant tous les autres acteurs qu'ils soient fabricants de liseuses, tablettes ou éditeur 100% numérique et il y en a pléthore rien qu'en France: Numerikli(v)re, 1961digitaledition, Storylab, Bookly Éditions, Neowood Éditions...) ce reportage a tout de même le mérite de mettre en lumière l'émergence de ce phénomène tendant à bouleverser la façon de lire et d'être lu.

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Article de présentation de 20 minutes


TELEVISION - Arte diffuse ce mercredi soir à 23h10 «Ecrivez, on s'occupe du reste», une enquête consacrée à l’auto-publication d'Amazon, miraculeuse pour une poignée d’auteurs en herbe, beaucoup moins pour le monde de l’édition…

«Oui, il y a le côté conte de fées». Les premiers mots sont ceux d’Agnès Martin-Lugand, auteure des Gens heureux lisent et boivent du café, auto-édité fin 2012 avant d'être publié chez Michel Lafon et emblématique en France du boom récent de l’auto-édition. Pour elle comme pour les trois autres auteurs – l’AméricaineAmanda Hocking, les Allemands Emily Bold et Oliver Pötzch - interrogés par la réalisatrice Brigitte Kleine, le «conte de fées» a commencé sur Amazon et sa plateforme «Kindle Direct publishing» qui leur a permis de publier seuls, souvent après plusieurs refus de maisons d’édition, leurs romans en ligne, sous la forme d’e-books. En touchant des millions de lecteurs… et 70% du prix de vente, contre les «30% maximum» [souvent 10%] accordés aux jeunes auteurs par une maison d’édition classique.

Antoine Gallimard: «Ça veut dire qu’on est des voleurs»

Pourquoi le géant américain, déjà n°1 de la distribution de livres numériques, veut-il désormais en contrôler la production? Pourquoi est-il en train de renforcer son activité d’édition en Europe? C’est pour mieux «contrôler toute la chaîne» en alimentant l’offre pour sa liseuse Kindle née en 2007, alerte un agent littéraire, et qu’importe la qualité des romans publiés - Emily Bold publie un roman à l’eau de rose tous les trois mois. Amazon «loves authors», clament les T-shirts de l’équipe présente au Salon du Livre de Londres où l’entreprise est désormais présente parmi les éditeurs traditionnels, et leur offre un pourcentage imbattable, «très gênant pour nous, s'inquiète l'éditeur français Antoine Gallimard. Parce que ça veut dire qu’on est des voleurs (…) Or il n’y a rien comme service derrière [lecture/correction, marketing, distribution...], c’est un leurre.»


AL