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Le blog estampillé Littérature 2.0

Chroniques littéraires et observateur de la dématérialisation du Livre

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samedi 31 mai 2014

Les réseaux sociaux du livre en France : enquête de sociabilité par Actualitté

http://blowawaydandelion.blogspot.fr/

Le réseau social est devenu l'un des enjeux d'un internet de partage et d'échange. Après l'ère du 2.0, voici celle de la sociabilisation, dans le cadre d'outils spécifiques. Facebook avait montré la voie, et maintenant, chaque secteur dispose de sa déclinaison. Le livre dispose également de ses réseaux sociaux, et plusieurs acteurs se partagent le marché de la lecture et des chroniques en ligne. 

Fin mars, l'édition américaine était chahutée : Amazon venait d'investir dans la société Goodreads, réseau social du livre historiquement installé aux Etats-Unis. La somme investie serait de 150 millions $, mais surtout, les motivations sont multiples. L'une des dernières informations, était que Goodreads et Apple se seraient rapprochées et qu'un accord était sur les rails. En devançant cette alliance, Amazon a fait d'une pierre plusieurs coups.

Pour un libraire, plusieurs éléments motivent quant à la création d'un réseau social autour de sa boutique en ligne : 
enrichissement de la base de données et amélioration du référencement
création d'une communauté plus encline à venir acheter dans les colonnes du marchand
démarquage de l'offre des concurrents, avec des fiches produits complétées par l'intervention d'êtres humains

Amazon, depuis ses premiers temps, s'était appuyé sur la construction d'une communauté de prescripteurs, avec la publication de commentaires des acheteurs. Cette solution, qui a généré différentes polémiques, reste encore trouble : comment différencier un commentaire posté sur le site marchand, par monsieur Quidam Lambda, et celui qui a été acheté par une société chargée de valoriser le livre, ou le produit en question. 


Diversité des acteurs et offres diverses

Le rachat par Amazon signifie donc le retour des liens de vente qui pointeront exclusivement vers le site du cybermarchand. Un manque pour les autres vendeurs en ligne, évidemment, mais également le renforcement d'une position monopolistique pour Amazon. Avec cet investissement, le cybermarchand devancerait également une possibilité d'évolution que Goodreads aurait eue à l'esprit, selon différentes sources : le réseau social aurait eu dans ses projets à venir que de créer sa propre librairie en ligne. Une initiative qui aurait pu précipiter le rachat, plutôt que de voir un réel concurrent se mettre en place. 

À l'inverse, pour les éditeurs, la question de la diversité des acteurs littéraires du net, outre-Atlantique, va commencer à se poser : une fois Goodreads racheté, les acteurs prescripteurs ne seront plus légion... Une autre forme de monopole, qui est encore assez lointaine en France - alors que, si les enjeux se dessinent, ils n'ont pas encore les proportions américaines.

Au fil des mois, en France, se sont lancés plusieurs acteurs sur le marché du réseau social. En s'appuyant sur les audiences de Médiamétrie, nous avons réalisé un relevé sur le trafic estimé, croisé avec le nombre de chroniques présentes sur le site en ligne - dans la mesure de ce qui était perceptible. La période définie court du 1er mai 2012 au 29 avril 2013, pour disposer d'une courbe et d'une évolution sur l'année. 

Voici un premier descritptif des acteurs. Les datas que nous présentons ici sont issues des données Médiamétrie, partant des six derniers mois. On constate assez clairement qu'en terme de trafic, Babelio tient le haut du pavé, avec deux acteurs qui se distinguent ensuite : Myboox (qui n'a pas retourné nos questions) et BD Gest', qui se démarque en ne se se positionnant justement pas dans la stricte catégorie Réseau social du livre.


Passage en revue des différents intervenants

Entrée livre, le réseau monté par les librairies Decitre, Libfly ou Lecteurs.com semblent pourtant ne pas exister dans les données de Mediamétrie. 


Trafic en visiteurs uniques des sites, selon Médiamétrie (exprimé en milliers de VU/mois)

Concernant les contributions des usagers sur les différents sites, il est plus ou moins simple de les comptabiliser soi-même, bien que les acteurs nous les aient communiquées par la suite. [..]

samedi 17 mai 2014

Un livre numérique s'achète, mais ne se prête pas encore par Actualitté

La question déchire l'industrie de l'édition, les lecteurs mais aussi les bibliothécaires : les livres numériques doivent-ils être prêtés ? Si quelques services ont vu le jour pour proposer échange et revente, leur fermeture a rapidement suivi, et il ne semble pas possible de faire avec le numérique ce que le papier permettait déjà.


http://blowawaydandelion.blogspot.fr/


Peut-on emprunter un livre numérique?

Oui, à condition d'avoir un Kindle et un compte Amazon Premium : alors, on peut puiser un livre chaque mois parmi les 6000 livres de la Bibliothèque de prêt francophone d'Amazon. Ou encore, à condition d'être néerlandophone et/ou néerlandophile et de profiter de l'offre des bibliothèques publiques flamandes, Bibnet.

Mais, de vous à moi, cela reste bien de la « location ». Ce n'est pas encore du prêt au sens où on l'entendrait spontanément : « je te prête ce bouquin, et moi, je lis cet autre qu'un ami m'a passé ». Si le prêt entre particuliers a lieu, il prend plutôt toutes les apparences du troc.Rick Broida, pour le blog de Cnet, a répertorié en 2012 les sites qui permettent aux amateurs d'ebooks d'échanger leurs lectures. Certains des livres vendus par Amazon ou Barnes & Noble peuvent être prêtés. 

Plusieurs sites proposent aux lecteurs affiliés à l'une et/ou l'autre de ces librairies de se prêter leurs livres pour un certain laps de temps, moyennant la mise en jeu d'un de leurs volumes en échange ou un système de crédit par livre prêté/emprunté.

Ces systèmes sont loin de ravir les créateurs, qu'ils soient musiciens ou écrivains. Ils craignent que ces prêts entre particuliers n'entament sérieusement leur part du gâteau, puisqu'ils ne généreraient pas un centime, ni pour eux, ni pour aucun intermédiaire. [...]