L'heure de la rentrée est arrivée, c'est donc le moment des bonnes résolutions. A l'instar de quelques uns de mes collègues blogueurs (http://www.livredelire.com/), j'ai décidé de quelques changements pou Dandelion.
Tout d'abord, n'ayant pas (encore) pris le pas de migrer le blog sur wordpress ou autre, le design et l'organisation de Dandelion vont tout de même sensiblement changer. Nouveaux visuels, catégories repensées, les prochaines semaines feront l'objet de différentes modifications avec un credo: encore plus de littérature.
Alors qu'à la naissance de Dandelion, j'avais pris le parti de parler autant d'adaptations littéraires que de pure littérature, le temps me manquant et bien plus motivé à l'idée de parler encore plus de livres m'ont contraint à mettre cette rubrique en second plan sans pour autant l'abandonner totalement. Ainsi, quelques billets (moins réguliers) devraient encore l'agrémenter à l'avenir. En revanche chaque semaine fera l'objet d'au moins une critique livre pour laisser la part belle à une activité (la lecture) en pleine évolution et dont la rubrique Littérature 2.0 consacrée notamment au phénomène de la dématérialisation du livre et aux bouleversements que ce phénomène engendre continuera d'en être le témoin.
Comme certains l'ont déjà constaté et grâce au groupe Decitre et à son formidable réseau social Entrée Livre d'ailleurs en pleine révolution et qui ont fait de Dandelion un de leur blog ambassadeur dans le cadre de l'opération Coups de cœur des lecteurs VIP de la rentrée littéraire 2014, mon été a été consacré à dénicher les pépites de cette nouvelle rentrée qui voit plus de 600 romans édités. Parmi eux, deux se sont pour ma part déjà fortement démarqués : Le bonheur national brut de François Roux et Retour à Little Wing de Nickolas Butler.
Bonne(s) lecture(s) !
AL
Bienvenue sur Dandelion
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Le blog estampillé Littérature 2.0
Chroniques littéraires et observateur de la dématérialisation du Livre
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dimanche 31 août 2014
mercredi 20 août 2014
Rentrée littéraire 2014: Le bonheur national brut de François Roux
Le bonheur national brut. Le titre peut rebuter, alors que l'on pourrait s'attendre à un énième essai economico-politique. Pourtant, l'on s'en rend très vite compte, il n'en est rien. Le bonheur national brut est un véritable roman, un majestueux roman. Dès les premières lignes, nous sommes happés par le destin de ces quatre amis bretons (Paul, Rodolphe, Benoît et Tanguy) qui prennent connaissance de leurs résultats au Baccalauréat alors que François Mitterrand vient d'être élu président de la République, nourrissant autant de crainte que d'espoir. Ils font les premiers choix cruciaux, posent à tâtons ou arrogance et certitude les jalons constitutifs de leur futures vies d'adultes. Ils s'éveillent à la sexualité et comprennent leur goût et leur singularité. Politique, monde de l'Entreprise, photographie, comédie, ils vont emprunter des voies bien différentes pour un objectif commun : réussir leur vie.
Et alors que cette phase d'apprentissage s'achève le 19 juin 1984, à l'aube d'un futur qui se promet radieux, tout ne semble plus si évident en 2009 alors que la gauche s’apprête à reprendre les reines du pays.
Tous, sauf peut-être Paul, le saltimbanque, n'auront plus jamais à se soucier d'argent, comblés professionnellement parfois au-delà de leur espérance. Mais y en a-t-il un seul qui puisse dire sans sourciller: oui, je suis pleinement heureux ?
En nous contant cette attendrissante histoire d'amitié, François Roux entre en littérature d'une manière magistrale. Assujetti à une écriture précise et talentueuse, fort d'une capacité d'analyse de l'âme humaine époustouflante, convoquant l'histoire, son premier roman réussi une magistrale chronique sociétale de la France des 30 dernières années à la conclusion éminemment philosophique.
Morceaux choisis:
"Il mourut trois jours plus tard, exactement le jour des vingt ans de son petit-fils. Benoît ne put s'empêcher de penser que son grand-père avait tenu jusque-là pour établir entre eux un trait d'union symbolique. La fin d'une vie d'homme, le début d'une autre vie d'homme."
"Pour la plupart, l'argent n'est pas uniquement destiné - comme Pierre le faisait - à s'enrichir et dépenser ; il sert en premier lieu à réparer un passé flou et à corriger des peurs."
"Et si le bonheur était la plus grosse arnaque de ce siècle ?"
"Depuis 30 ans, nous naviguons à vue, perplexes, indécis, vers un but que ce monde, lui même déboussolé, nous a clairement désigné en le survendant: être heureux malgré tout et -son corollaire- réussir sa vie.".
"Et si le souci d'atteindre le bonheur était précisément la chose qui nous faisait le plus souffrir."
"Ne pas souhaiter atteindre son but est, en la circonstance et de manière paradoxale, la façon la plus judicieuse de s'en approcher."
#CoupdecoeurRentréeLittéraire2014
AL
Liens:
http://www.lepoint.fr/culture/rentree-litteraire-francois-roux-ou-les-desillusions-de-la-generation-tonton-01-08-2014-1850688_3.php
http://www.rentree-litteraire.com/auteur/francois-roux/
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