Bienvenue sur Dandelion

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Le blog estampillé Littérature 2.0

Chroniques littéraires et observateur de la dématérialisation du Livre

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jeudi 2 octobre 2014

Des Fleurs pour Algernon de Daniel Keyes

Poursuite de la découverte des grands romans de la littérature américaine avec un classique de la SF : Des Fleurs pour Algernon de Daniel Keyes.

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Pitch de l'éditeur :

Algernon est une souris dont le traitement du Pr Nemur et du Dr Strauss vient de décupler l'intelligence. Enhardis par cette réussite, les savants tentent, avec l'assistance de la psychologue Alice Kinnian, d'appliquer leur découverte à Charlie Gordon, un simple d'esprit. C'est bientôt l'extraordinaire éveil de l'intelligence pour le jeune homme. Il découvre un monde dont il avait toujours été exclu, et l'amour qui naît entre Alice et lui achève de le métamorphoser. Mais un jour, les facultés supérieures d'Algernon commencent à décliner... 

***

Lorsque l'on évoque la SF américaine, l'on pense évidement de suite à Stephen King ou Richard Christian Matheson. Pourtant, les auteurs américains sont nombreux, je vous invite d'ailleurs à consulter la page Wikipedia récapitulant les presque 500 auteurs d'outre-atlantique spécialisés dans le genre. Dans cette liste, nous y trouvons Daniel Keyes, chercheur universitaire en psychologie de métier et auteur d'un livre mythique, dont le succès ne s'est jamais démenti, et qui, près de 40 ans après sa publication sous forme de roman, séduit toujours un nombre non négligeable de lecteurs avec plus de 5 millions d'exemplaires vendus.       

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Daniel Keyes, disparu le 15 juin dernier, à l'age de 86 ans, avait initialement publié son oeuvre sous la forme de nouvelle en 1959 dans The Magazine of Fantasy  Science Fiction. Sa forme narrative, succession de comptes rendus écrits par Charlie Gordon, s'avérant idéale. Son succès, le récit ayant reçu en 1960 le prix Hugo de la meilleure nouvelle courte (qui peut être lue dans l'édition augmentée du roman), poussa Daniel Keyes à développer son intrigue et Des Fleurs pour Algernon fut publié sous forme de roman en 1966 et obtint le Prix Nebula du meilleur roman la même année.

S'emparant du thème du cobaye, Daniel Keyes mit toutes ces connaissances à profit pour créer une oeuvre profonde, abordant les thèmes de la double identité (le Charlie Gordon surdoué se confrontant au Charlie Gordon arriéré mental dans un jeu de miroir jubilatoire), de la condition du sujet déficient mental pour la médecine (Charlie Gordon à l'intelligence décuplée est réhabilité à part entière en tant qu'homme mais aspire à ce que le Charlie d'avant ne soit plus considéré comme un semi être humain) ou de la nécessaire acquisition de la maturité affective (l'intelligence pure ne suffisant pas) pour entrevoir une relation amoureuse.

Par le truchement d'un procédé narratif original ; les comptes rendus rédigés par Charlie Gordon, dans lesquels l'évolution de ses capacités intellectuelles se manifeste par les progrès de son écriture (orthographe et grammaire) et par la transfiguration de ces réflexions (la douce naïveté des premières pages faisant place à l'érudition), Charlie, grâce à ces nouvelles capacités intellectuelles, réalisera même sa propre psychanalyse exhumant notamment les traumatismes de son enfance pour mieux comprendre son double.            

Mais alors qu'Algernon semble perdre peu à peu de ces facultés extraordinaires, Charlie décide de reprendre tout le travail entrepris par le Pr Nemur et le Dr Strauss pour comprendre ce qu'il adviendra de lui...

Mythique !

AL

Morceaux choisis:

"Et elle a dit que peut être ils n'avaient pas le droit de me rendre intelligent parce que si Doeu avait voulu que je sois intelligent, il m'aurait fait naitre intelligent."

"Miss Kinnian dit ne t'inquiète pas l’orthographe n'est pas une preuve d'intelligence."

"Maintenant, je comprends que l'une des grandes raisons d'aller au collège et de s'instruire, c'est d'apprendre que les choses auxquelles on a cru toute sa vie ne sont pas vraies, et que rien n'est ce qu'il parait être."

"Je suis comme un homme qui a ét" à demi endormi toute sa vie et qui essaie de découvrir comment il était, avant de se réveiller. Tout surgit étrangement brouillé et comme au ralenti."

"[...] parce qu'il n'est qu'un homme ordinaire qui essaie de faire une oeuvre de grand homme, alors que les grands hommes sont tous occupés à faire des bombes."

"Je n'étais pas son fils. Mais un autre Charlie. L'intelligence et le savoir m'avaient changé."

"On ne peut pas construire une maison neuve sur un emplacement avant de détruire l'ancienne qui s'y dressait, et Charlie Gordon ne peut pas être détruit."

"Qui peut dire que mes lumières valent mieux que ta nuit ? Qui peut sire que la mort vaut mieux que ta nuit ?"

"Il commence à faire froid dehors mais je continue à mettre des fleurs sur la petite tombe d'Algernon"


           
           
               
                    Théâtre : "Des fleurs pour Algernon" adapté sur les planches sur wat.tv
               
           
        




mardi 12 août 2014

La librairie Soleil Vert à Calvisson


Demeurer libraire indépendant dans une petite commune rurale est aujourd'hui devenu une gageure, presque un sacerdoce, comme a pu me le rapporter Herveline Vinchon la co-gérante de la librairie Soleil vert à Calvisson dans le Gard.

Coutumier des vacances gardoises depuis deux années maintenant, il m'aura fallu presque autant pour remarquer, en passant par hasard un doux soir de retraite aux flambeaux, sa charmante boutique dans la Grand-rue de cette non moins charmante ville de Calvisson coincée entre Nîmes et Sommières.

Ancienne d'une Fnac parisienne, qui a autant fuit le mastodonte pour retrouver une certaine indépendance de choix dans son métier que pour concrétiser un désir de changement de vie, Herveline Vinchon mène un combat de tous les instants pour que perdure, dans un centre ville où les petits commerçants souffrent déjà, une librairie de proximité totalement indépendante.

Boutique en ligne, rencontres (polar et criminologie), brunchs, tables rondes annuelles (le thème de cette année était consacré à la planète mars), séances de dédicaces, elle ne se ménage pas pour entretenir la flamme de la lecture et partager sa passion pour les littératures de l'imaginaire (SF, Polar, Policier, Fantasy...) auprès de ses clients fidèles ou de simples badauds comme moi, pour qui elle aura toujours un moment à consacrer pour tailler le bout de gras. 

James Morrow, le célèbre romancier américain, longtemps classé comme un spécialiste de la science-fiction était d'ailleurs présent dans son échoppe en mai dernier, pour ce qui fut une séance de dédicaces de prestige comme on a plus l'habitude d'en trouver dans les spots parisiens ou les salons. Elle n'en était pas à son coup d'essai puisque Soleil Vert  avait également accueilli dans le passé des artistes aussi différents que le dessinateur Caza, les auteurs américains Ron Carlson et Craig Johnson.

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Alors, si vous habitez dans le coin ou passez dans les alentours de Calvisson pour vos vacances, allez rendre une petite visite à Herveline pour que continue de briller, dans ce petit coin de paradis un joli rayon de soleil... vert !

AL  

Liens:

- http://www.telerama.fr/livres/le-signal,64611.php pour le Signal de Ron Carlson

- http://fr.wikipedia.org/wiki/Craig_Johnson_(%C3%A9crivain)

- http://fr.wikipedia.org/wiki/James_Morrow

vendredi 2 mai 2014

Oblivion de Joseph Kosinski

Sans être un énorme fan du genre, j'ai toujours eu un petit faible pour la SF cinématographique. A des époques différentes, j'avais donc rajouté à mon anthologie personnel des films comme la trilogie Retour vers le futur, le cultissime Stargate, La porte des Etoiles, A.I. Intelligence Artificielle pour qui je garde un petit faible encore aujourd'hui ou encore Minority Report et Le Jour d'après. Après de multiples déceptions (Je suis une légende, La Guerre des mondes...) voire de totales niaiseries dont la déception fut à la mesure de l'attente  (Prometheus) deux films m'avaient redonner une certaine appétence pour le genre, Inception et plus récemment le formidable Gravity. Ainsi, depuis le début de l'année je guettais de nouveau la perle SF qui allait me rappeler au bon souvenir de mes coups de cœurs d’antan. C'est avec un enthousiasme retrouvé que je décidais donc de donner sa chance à Oblivion non sans crainte d'y retrouver un Tom Cruise au milieu d'un navet comme La Guerre des mondes avait pu l'être.

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***
Synopsis:

2077 : Jack Harper, en station sur la planète Terre dont toute la population a été évacuée, est en charge de la sécurité et de la réparation des drones. Suite à des décennies de guerre contre une force extra-terrestre terrifiante qui a ravagé la Terre, Jack fait partie d’une gigantesque opération d’extraction des dernières ressources nécessaires à la survie des siens. Sa mission touche à sa fin. Dans à peine deux semaines, il rejoindra le reste des survivants dans une colonie spatiale à des milliers de kilomètres de cette planète dévastée qu’il considère néanmoins comme son chez-lui.

Vivant et patrouillant à très haute altitude de ce qu’il reste de la Terre, la vie "céleste" de Jack est bouleversée quand il assiste au crash d’un vaisseau spatial et décide de porter secours à la belle inconnue qu’il renferme. Ressentant pour Jack une attirance et une affinité qui défient toute logique, Julia déclenche par sa présence une suite d’événements qui pousse Jack à remettre en question tout ce qu’il croyait savoir.

Ce qu’il pensait être la réalité vole en éclats quand il est confronté à certains éléments de son passé qui avaient été effacés de sa mémoire. Se découvrant une nouvelle mission, Jack est poussé à une forme d’héroïsme dont il ne se serait jamais cru capable. Le sort de l’humanité est entre les mains d’un homme qui croyait que le seul monde qu’il a connu allait bientôt être perdu à tout jamais.
***
Adapté de son propre roman graphique dont j'ai cherché en vain des traces en France, Joseph Kosinski (véritable sosie de l'écrivain Maxime Chattam), après un esthétique Tron: L'héritage continue dans le même veine avec un projet plus ambitieux qui sans révolutionner le genre, nous épate dès les premières minutes par le sublime de ses images ; le New-York ensablé est saisissant, les décors de la Tour (la base de Tom Cruise et Andrea Riseborough), très convaincants. 

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Avec un scénario au rebondissement inattendu et qui tient en haleine non sans nous faire sourire un peu dans le dénouement final un poil too much, Oblivion est plutôt réussi en se classant résolument plus du coté de la SF conceptuelle que du blockbuster de base. 

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Avec un duo de seconds rôles féminins dont la distribution aurait dû me mettre la puce à l'oreille quant au grand rebondissement sur lequel tout le scénario repose ; pourquoi, en effet, n'est-ce pas la plus canon, Olga Kurylenko, celle qui a remplacé Jessica Chastain et Olivia Wilde (excusez du peu) dans le rôle de Julia, qui joue ce qui est dans les prémices, le faux premier rôle féminin au coté de Tom Cruise, finalement occupé par une méconnaissable Andrea Riseborough rousse et qui maîtrise à la perfection l'expression d'étonnement craintif (elle a dû obtenir le rôle rien qu'avec ça et peut être un peu aussi grâce à ses jolies fesses que l'on peut entrapercevoir dans une scène revisitant le mythe de la piscine au cinéma) devant le désir obsessionnel de son coéquipier-compagnon de comprendre ses souvenirs mal effacés ? Parce ce que évidement, les apparences sont trompeuses ce que la chute d'un vaisseau spatial de retour de mission de Titan va nous faire comprendre. Pas en ce qui concerne l'affiche, tout aussi réussie esthétiquement que le film.             


AL


jeudi 23 mai 2013

La littérature de genre en numérique

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Après avoir abordé le thème que peut prendre la multiplicité des écrans dans l'éducation de nos enfants, la rubrique Littérature 2.0 de Dandelion revient aujourd'hui, toujours dans le cadre des tables rondes de la 10e édition des Assises du livre numérique organisées au Salon du livre de Paris 2013, sur la littérature de genre en numérique.

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Dans cette table ronde animée par Patrick Gambache, secrétaire général du groupe La Martinière, étaient présents Stéphane Aznar, directeur général des éditions Harlequin, Clément Bourguoin, responsable numérique des éditions du Bélial' et Stéphane Marsan, directeur de la publication des éditions Bragelonne-Milady-Castelmore.

60% des titres numériques vendus le sont dans la catégorie littérature. Au sein de celle-ci, la littérature de genre (SF, Fantasy, fantastique, romance sentimentale, fiction etc) occupe une place prépondérante puisque le numérique peut représenté jusqu'à 10% du chiffre d'affaire pour une maison d'édition comme Harlequin.

Le numérique pour la littérature de genre est aussi le moyen de proposer une disponibilité permanente de certains tomes ou ouvrages.

Pour revivre l'intégralité de ce débat, 2 possibilités:

- Voir la vidéo complète.

- Lire la synthèse.

A vos commentaires.

AL

mercredi 1 mai 2013

Je reviendrai avec la pluie de Takuji Ichikawa

Il m'arrive parfois, dans mon parcours de lecture, de donner leur chance à des livres assez éloignés de mes goûts habituels, de prendre un "risque" et d'intercaler un intrus dans la liste pourtant toujours bien fournie de mon programme de lecture (à ce jour et à titre indicatif les prochains romans sur lesquels j'ai jeté mon dévolu sont dans le désordre La tache de Philip Roth, Les Visages de Jesse Kellerman, Le Monde selon Garp de John Irving, Oh de Philippe Djian et un Tom Wolfe qui sera Bloody Miami ou le Bûcher des vanités).

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Ce genre de pari se solde parfois par un échec cuisant ; je me refuse de créer dans ce blog une catégorie des déconvenues ou plutôt des livres m'ayant profondément déplus mais je dois tout de même vous parler de l'incroyablement navrant Level 26 d'Anthony Zuiker qui ose nous vendre une (très) mauvaise écriture scénaristique à peine supportable pour de la littérature et que je vous conseille donc de fuir à grande enjambé ou de brûler (l'autodafé peut aussi être un bienfait pour l'humanité)  si par malheur un des 3 tomes (et oui Zuiker a réussi la prouesse de faire durer notre supplice 3 tomes) serait présent dans votre bibliothèque afin d'absolument éviter que les gens que vous aimez, voire pire votre descendance n'ai l'idée de le lire et ne l'associe à vous ; ou de bonne surprise comme le livre dont je vais vous parler Je reviendrai avec la pluie de Takuji Ichikawa.

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 Je n'avais pas énormément de référence dans le domaine de la littérature japonaise, j'avais bien en tête Kenzaburo Oe, le prix Nobel de littérature 1994 mais sans l'avoir jamais lu et ma seule autre référence était le roman Ring de Kôji Suzuki (considéré comme le Stephen King japonais) qui donna une adaptation japonaise cultissime et une autre américaine, un peu moins bonne, avec notamment Naomi Watts au casting, pour une histoire terrifiante de cassette vidéo maléfique qui vous donne la mort si vous avez le malheur de la visionner.

J'avais également en tête que la littérature japonaise contemporaine s'était fait comme précepte de mêler réalité quotidienne et fantastique, chose que me rappelait bien la quatrième de couverture si je l'avais oublié.

Et je crois qu'après lecture de Je reviendrai avec la pluie l'on peut dire du roman de Takuji Ichikawa qu'il rentre parfaitement dans cette spécialité, tant son histoire semble crédible, et ce, malgré un postulat de départ ô combien fabuleux de la résurrection après la mort et qui se rapproche un peu de celui du roman Et si c'était vrai avec lequel s'est fait connaitre Marc Levy, qui peut gêner, pour l'avoir beaucoup entendu de leur bouche, certains lecteurs réticents à la SF, jusqu'à les perdre.

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Celui-ci est pourtant vite accepté et intégré tant l'histoire d'amour que nous narre Takuji Ichikawa lui prend le pas pour n'en faire qu'un élément annexe du roman, du moins pas dans la forme mais plutôt dans le fond, qui donne à cette histoire d'amour un caractère d'urgence, puisqu'elle devra s'achever à la fin de la saison des pluies.
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Avec des personnages attachants et tous originaux, Tak-kun le père fragile et hypersensible qui fait ce qu'il peut pour élever son fils tant bien que mal après la mort de son épouse Mio, Yûji son fils de 5 ans, collectionneur de boulons, vis et éléments de quincaillerie en tout genre, un peu dur de la feuille (vous saurez par quel petit malheur en lisant le livre) et qui doit grandir plus vite que prévu pour soutenir son père, ou encore Pooh un chien hirsute, sans corde vocale et qui ne peut émettre comme seul son qu'un "~?", soutenu par une écriture simple, pleine de surprises et d'humour (La pluie, pareille aux pièce dégringolant d'un bandit manchot qui aurait atteint le jackpot, ne savait pas quand s'arrêter.), Je reviendrai avec la pluie fut donc pour moi un vrai pari gagnant pour ce conte merveilleux qui montre le caractère unique de l'amour véritable ("Tous, nous continuons sans relâche à chercher cette unique partenaire") et la nécessité de parfois, savoir lui survivre ("Il faut bien vivre. En dépit de toutes les séparations, en dépit de tous les exils ....").

AL

Liens:

La bande annonce de son adaptation japonaise (en japonais):
Merci à Mathilde Bouhon (@bystrouska).


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dimanche 31 mars 2013

L'Age des miracles de Karen Thompson Walker

Amateur de littérature en général (oui, d'accord, cela va de soit pour un blogueur en0 littérature...) mais plus particulièrement de SF (Science Fiction, je précise pour ceux que je ne veux pas perdre alors que je n'ai pas encore mis de point à ma première phrase...) que j'ai longuement pratiquée (et j'y retourne très régulièrement au contraire d'une pratique sportive régulière, l'une étant devenu à la longue vitale quand l'autre m'apporta beaucoup de douleur et de déception ainsi qu'à mon paternel d'ailleurs...) grâce à Stephen King l'écrivain m'ayant fait entrer en lecture (avant de tenter de rentrer en littérature) et qui je dois l'avouer, m'a plus donné envie de lire que Mlle Diligent, ma professeur de français en  première, pourtant canon mais qui avait contre elle un programme avec un nombre imposé d'auteurs classiques à me faire découvrir.

J'ai mis le premier point.
Tout le monde est encore là ?
D'accord, dans ce cas je poursuis.

Ceci aurait pu être fort dommageable, si Jean Noel, le camarade de classe à coté de qui j'étais systématiquement assis en cours de math à l'époque, ne dévorait pas ce que je considère comme l'un des meilleurs auteurs de romans qu'il m'ait été donné de lire (et croyez moi j'en ai lu bien d'autres depuis...).
Car dans le cas contraire, je ne vous écrirais sans doute pas en ce moment et ce blog n'existerait pas.
A moins qu'une rencontre fondamentale ne se présente autant de fois nécessaire à ce qu'elle s'impose (lire ou relire le post sur Patients de Grand Corps Malade) et qu'alors on ne peut réchapper à son destin ce que je crois de plus en plus tant les signes ne s’échinaient même plus à sortir de la caricature.

Non ce n'est pas moi sur la photo qui suit mais bel est bien Stephen King qui présente l'un de ses romans...

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Pourtant il y a un grand auteur de SF français qui aurait largement sa place dans les programmes du bac français (on étudie bien des textes de slam alors pourquoi pas de la SF ?), c'est René Barjavel dont Ravage publié en 1943 a ouvert la voie à la science-fiction française. Il est également l'auteur du Voyageur Imprudent en 1958, de La Nuit des Temps en 1968 et surtout du Grand secret en 1973 (NDLR penser à en parler dans un prochain post) qui rivalise sans problème, et 30 ans après, avec les meilleurs romans de Michael Crichton ou de Dan Brown.

Non ce n'est toujours pas moi mais évidement René Barjavel qui semble prier pour que vous le lisiez...

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Il y a un thème que j'ai souvent rêvé de voir abordé par l'un (il est malheureusement mort en 1985 et ne l'a pas fait) ou l'autre (il est trop occupé à changer le cours de l'histoire avec 22/11/63) c'est ce qu'il pourrait advenir si notre terre s'arrêtait subitement de tourner. Il existe à ma connaissance peu de romans connus sur ce thème, c'est donc avec une certaine avidité que je me suis lancé dans la lecture du premier roman de Karen Thomson Walker, l'Age des miracles. 


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Découvert par hasard dans les étales de ma librairie favorite, la quatrième de couverture attise derechef ma curiosité: par une journée banale d'octobre, une famille californienne découvre avec stupéfaction que la terre se met subitement à tourner plus... lentement. 
Le postulat de Karen Thompson Walker n'étant pas un arrêt brutal de la rotation terrestre, mais un lent ralentissement, qui va progressivement faire passez le cycle journalier à 26, 28, 30 heures sans stopper sa course folle. 

Vous êtes comme moi fan de SF ou friand de littérature à sensation ?
Vous risquez sans doute d'être déçus à la lecture de ce roman. Car vous n'y trouverez pas ce à quoi l'on pourrait s'attendre, une atmosphère de fin du monde ou du catastrophisme à outrance. 
Non, rien de tel. Au contraire, si vous êtes tout de même happés par les premières lignes du livre, vous découvrirez la manière dont July, une adolescente, fille unique de cette famille de la West Middle Class américaine, décrit les bouleversements engendrés par ce phénomène. 
Si certains décideront de se mettre en marge, July et ses parents font partis de ceux qui s’évertueront coûte que coûte, à poursuivre leur vie routinière, malgré une fin qui semble pourtant inéluctable. 

L'éditeur du livre nous vante un roman d'anticipation doublé d'un roman d'apprentissage. 
D'apprentissage, oui, il en est bien question. 
Car l'adolescence c'est bien entendu l'âge du changement, de la transformation, du lent passage de l'enfance à l âge adulte. L'Age des miracles. Miracle d'y parvenir malgré cette lente catastrophe. 
L'Age des miracles est aussi un étonnant roman d'anticipation dans lequel July décrit la façon dont l'humanité tente de s adapter à ce nouveau rythme de vie.

C'est le premier roman de Karen Thompson Walker. Elle dit l'avoir écrit principalement tôt le matin, avant de se rende sur son lieu de travail, une petite maison d'édition. Comme quoi lorsque que l'on a vraiment envie d'écrire, l'on peut tout de même y parvenir sans s'isoler du monde pour attendre la divine inspiration. C'est surtout une histoire de passion et d'acharnement (tentative d auto persuasion...).

Après ce premier roman original et plutôt bien écrit, sans fioriture, mais au style agréable, nous attendront maintenant le second avec curiosité. Karen Thompson Walker va t'elle poursuivre dans la SF où L'Age des miracles ne sera t'il qu'un coup de maître du genre pour la propulser, dès son premier roman best seller international ? 

AL

Liens:

- Karen Thompson Walker présente son roman, L'Age des miracles:



- La Page Facebook de Karen Thompson Walker



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