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Le blog estampillé Littérature 2.0

Chroniques littéraires et observateur de la dématérialisation du Livre

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samedi 31 mai 2014

Le Monde selon Garp de John Irving

En ayant entamé un cycle sur les grands romanciers américains, je pouvais difficilement passer à coté du roman de John Irving, Le Monde selon Garp. Régulièrement cité dans les listes des grands classiques d'outre atlantique, je laissais donc un pavé culte (Le Bûcher des vanités de Tom Wolfe) pour un autre.

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Résumé du livre:

Alors qu'en 1943, face à une contraception défaillante, le souci de bien des femmes reste d'avoir un homme sans avoir d'enfant, la préoccupation de l'excentrique Jenny, infirmière dans un hôpital bostonien, est au contraire d'avoir un enfant bien à elle, mais surtout pas de fil à la patte. C'est pourquoi elle jette son dévolu sur le sergent technicien Garp, opérationnellement intact en dépit de son cerveau endommagé. De cette éphémère union naîtra S.T. Garp. Impossible d'emprisonner en quelques phrases ce roman qui ne ressemble à aucun autre - une oeuvre débordante d'humour et d'énergie qui, par ses personnages colorés, exubérants, dingues, son foisonnement de péripéties et d'incidents rocambolesques, nous impose la vision d'un monde grotesque, chaotique, pétri de violence. Une parodie de notre monde où, comme le remarque un personnage, l'assassinat est un sport amateur de plus en plus répandu . Le Monde selon Garp, c'est d'abord le récit des rapports orageux et tendres entre une mère célèbre (devenue féministe malgré elle), et son fils écrivain, tous deux dotés d'un individualisme forcené. Leur oeuvre demeurera incomprise et sera déformée, exploitée par autrui. Le Monde selon Garp, c'est aussi l'histoire irrésistible, émouvante, tragique, d'un homme généreux et angoissé aux prises avec ses rôles de fils, d'amant, d'époux, de père. Le Monde selon Garp, c'est enfin un merveilleux commentaire sur l'art et l'imaginaire, la preuve éclatante que l'outrance et le baroque peuvent éclairer avec une incomparable justesse notre monde. Selon Garp, le romancier est un médecin qui ne s'occuperait que des incurables... et nous sommes tous des incurables.

***
J'ai rarement eu autant de sentiments contradictoires pour un roman, tant de moments de jubilation que de profond ennui dans une seule oeuvre. Je manquai sans doute de préparation. J'aurais peut être du souffler après Tom Wolfe. Ne pas m'y jeter à corps perdu sans en savoir un peu plus. Car Le Monde selon Garp est une oeuvre magistrale et comme toutes les œuvres de ce genre elle peuvent agacer autant que de pousser à l'adoration.

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 Évidemment, je ne m'en rendis pas compte mais j'enchaînais en fait deux romans totalement opposés. L'un conçu et écrit de manière journalistique (certains affirment encore que ce qu'écrit Tom Wolfe n'est pas du roman...) quand l'autre, loufoquerie baroque parfois quasi surréaliste, s'il comporte des thèmes directeurs que l'on retrouvera ensuite parsemés dans toutes son oeuvre (La prostitution, la lutte, Vienne, la mort, le féminisme, l’absence du père...), est écrit laissant la part belle à l'inspiration. Ainsi de nombreuses longueurs parsèment le livre et il faut s'armer d'une certaine patience pour pouvoir goûter par ailleurs à des passages de littérature d’anthologie. Je cite ainsi La Pension Grillparzer, la première nouvelle écrite par Garp, l'écrivain naissant qui peut même se lire de façon indépendante tant elle nous en apprend sur la création littéraire et plus particulièrement sur l'idée de l'écriture créatrice, très populaire aux États-Unis.  De création littéraire, il en est question ça et là, tout au long de ce bouquin qui a lui seul constitue un véritable manuel d'écriture et de ces moteurs. Et puis il y cette plume magistrale, cette orfèvrerie syntaxique qui achève de porter John Irving dans le firmament des plus grandes plumes contemporaines américaines.

Le Monde selon Garp a été publié en 1978, dans une époque déjà révolue. Aujourd'hui ce genre d'OVNI littéraire serait certainement refusé par toutes les grandes maison d'édition, calibrage oblige. Pourtant, si tant est que vous ayez décidé d'une parenthèse littéraire où la patience serait de mise, où la contemplation deviendrait votre credo et l'inutilité apparente côtoierait le prodige pour en devenir indispensable, vous ne seriez pas loin de tomber en amour pour John Irving.

Maintenant, vous savez, vous pouvez sauter.

AL  


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dimanche 4 mai 2014

Le Bûcher des vanités de Tom Wolfe

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Lorsque l'on se décide à lire Tom Wolfe pour la première fois, il est difficile de passer outre son premier roman, publié en 1987 et devenu un best-seller mondial et un grand classique de la littérature américaine: Le Bûcher des vanités. En bon élève, j'évitais in extremis l'écueil du dernier sorti, Bloody Miami, qui, s'il me prenait d’enchaîner ensuite par les autres romans de Tom Wolfe (au nombre de 4: Le Bûcher des vanités ; Un Homme, un vrai ; Moi, Charlotte Simmons et Bloody Miami) allait devoir patienter encore longtemps, tant chacun de ses livres ; qu'il met plusieurs années à composer, s'apparente, dans un temps ou les fictions de plus de 600 pages sont considérées comme des romans fleuves, à un véritable challenge.

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Résumé du livre: 

Sherman McCoy est un riche financier de Wall-Street ; il est marié à Judy et père d'une fille de six ans, Campbell. Alors qu'il revient de l'aéroport où il allait chercher sa maîtresse, Maria Ruskin, Sherman se trompe de sortie d'autoroute et se retrouve en plein milieu du Bronx. Maria et lui-même paniquent rapidement, la tension atteignant son paroxysme quand ils se trouvent bloqués par une barricade de pneus et que deux jeunes noirs proposent leur aide.

Maria prend le volant et, en tentant de fuir, renverse l'un des jeunes, Henry Lamb, âgé de 19 ans. Une enquête est menée et conduit rapidement à Sherman qui se voit alors la proie des journalistes, des politiciens profitant de l'affaire pour favoriser leur réélection. Henry Lamb devient vite le symbole du combat contre une « justice pour les Blancs ».

***

En 2017, Le Bûcher des vanités aura 30 ans. Combien de romans, publiés à la fin des années 1980 ont si bien traversé le temps ? Car si quelques éléments épars du décors (l'hilarante scène de la cabine téléphonique) témoigne de son age, sa morale, n'a pas pris quant à elle aucune une ride. Plusieurs crises financières sont passées par là depuis mais le mythe du Yuppie (Golden boy en français), fait toujours autant rêver/jaser.

L'on croit comprendre très vite la signification du titre, Le Bûcher des vanités. En effet, Sherman McCoy dont la description faîte par Tom Wolfe semble si caricaturale tant "ce maître de l'univers" comme il aime à se croire et évoluant dans une vie d'artifice (la description de son appartement décoré par sa femme Judy, décoratrice d'intérieur, est en cela, le meilleur témoignage) va être pris en tenaille dans une machinerie infernale où la justice, la politique, le mass-média vont le sacrifier sous couvert de justice sociale et de lutte contre les inégalités raciales. Mais c'est bien pour satisfaire leurs ambitions personnelles, leurs propres vanités que Sherman McCoy sera sacrifié sans aucun état d'âme. Ainsi, ces vanités vont bien au delà de celle de Sherman McCoy et s’étendent à l'ensemble des arcanes d'une société américaine dont il est bien difficile d'en ressortir le moindre optimisme. Et c'est finalement Sherman McCoy, le seul qui gardera notre sympathie, du moins notre compassion.

Dans un livre ou Tom Wolfe prend son temps, ne nous épargne aucun détail, contextualise à outrance, c'est une des plus grandiose critique des différents aspects de la société américaine qu'il nous est offert ou la décadence irrémédiable d'une civilisation n'en semble aujourd’hui que plus vraisemblable. 
       
Chapeau Tom Wolfe !

AL
   

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dimanche 21 avril 2013

Hors série du Nouvel Observateur: L'Amérique vu par ses grands écrivains 2

Chose promise, chose due. Voici donc un petit billet consacré au hors-série que consacre ce mois-ci Le nouvel Observateur à L'Amérique vue par ses grands écrivains.

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Il s'agit en fait d'un compilation des meilleurs entretiens effectués auprès de 33 des plus grands romanciers américains et extraits des archives du magazine de 1990 à janvier 2013.

L'Amérique vue par ses grands écrivains - Tom Wolfehttp://blowawaydandelion.blogspot.fr/


Intéressant à plus d'un titre, ce hors-série permet d'une part de revenir sur les dernières grandes étapes de l'histoire américaine (11 septembre, les année Bush, la crise des subprimes, les guerres d'Irak et d'Afghanistan, l'élection de Barak Obama...) à travers le prisme de son intelligentsia et d'autre part de se rappeler au bon souvenir de certains des plus grands romanciers d'outre atlantique, des plus connus en France comme Philip Roth qui fête ses 80 ans aujourd'hui et dont Le Monde a consacré un autre hors-série  , Tom Wolfe l'auteur du roman Le Bûcher des vanités (1987) et de retour en 2013 avec Bloody Miami,   Douglas Kennedy (La Femme du Vème), John Irving (Le Monde Selon Garp), Jonathan Franzen (Les Corrections), Jay McInerney (Bright Lights, Big City) ou Norman Mailer auteur du formidable Les Nus et les Morts disparu en 2007.

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AL


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jeudi 18 avril 2013

Hors série du Nouvel Observateur: L'Amérique vu par ses grands écrivains

Le Nouvel Obsvervateur sort cette semaine (17 avril) un hors-série Les essentiels consacré à l'Amérique vu par ses grands écrivains.

Avec notamment Philip Roth, Tom Wolfe, Toni Morrison, Paul Auster, John Irving, Bret Easton Ellis, Douglas Kennedy, Jay Mc Inerney, Don DeLillo...

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Je cours l'acheter et en fais un billet dès que possible...

AL


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