Amateur de littérature en général (oui, d'accord, cela va de soit pour un blogueur en0 littérature...) mais plus particulièrement de SF (Science Fiction, je précise pour ceux que je ne veux pas perdre alors que je n'ai pas encore mis de point à ma première phrase...) que j'ai longuement pratiquée (et j'y retourne très régulièrement au contraire d'une pratique sportive régulière, l'une étant devenu à la longue vitale quand l'autre m'apporta beaucoup de douleur et de déception ainsi qu'à mon paternel d'ailleurs...) grâce à
Stephen King l'écrivain
m'ayant fait entrer en lecture (avant de tenter de rentrer en littérature) et qui je dois l'avouer, m'a plus donné envie de lire que Mlle Diligent, ma professeur de français en première, pourtant canon mais qui avait contre elle un programme avec un nombre imposé d'auteurs classiques à me faire découvrir.
J'ai mis le premier point.
Tout le monde est encore là ?
D'accord, dans ce cas je poursuis.
Ceci aurait pu être fort dommageable, si Jean Noel, le camarade de classe à coté de qui j'étais systématiquement assis en cours de math à l'époque, ne dévorait pas ce que je considère comme l'un des meilleurs auteurs de romans qu'il m'ait été donné de lire (et croyez moi j'en ai lu bien d'autres depuis...).
Car dans le cas contraire, je ne vous écrirais sans doute pas en ce moment et ce blog n'existerait pas.
A moins qu'une rencontre fondamentale ne se présente autant de fois nécessaire à ce qu'elle s'impose (
lire ou relire le post sur Patients de Grand Corps Malade) et qu'alors on ne peut réchapper à son destin ce que je crois de plus en plus tant les signes ne s’échinaient même plus à sortir de la caricature.
Non ce n'est pas moi sur la photo qui suit mais bel est bien Stephen King qui présente l'un de ses romans...
Pourtant il y a un grand auteur de
SF français qui aurait largement sa place dans les programmes du bac français (on étudie bien des textes de slam alors pourquoi pas de la SF ?), c'est
René Barjavel dont
Ravage publié en 1943 a ouvert la voie à la science-fiction française. Il est également l'auteur du
Voyageur Imprudent en 1958, de
La Nuit des Temps en 1968 et surtout du
Grand secret en 1973 (NDLR penser à en parler dans un prochain post) qui rivalise sans problème, et 30 ans après, avec les meilleurs romans de Michael Crichton ou de Dan Brown.
Non ce n'est toujours pas moi mais évidement René Barjavel qui semble prier pour que vous le lisiez...
Il y a un thème que j'ai souvent rêvé de voir abordé par l'un (il est malheureusement mort en 1985 et ne l'a pas fait) ou l'autre (il est trop occupé à changer le cours de l'histoire avec
22/11/63) c'est ce
qu'il pourrait advenir si notre terre s'arrêtait subitement de tourner. Il existe à ma connaissance
peu de romans connus sur ce thème, c'est donc avec une certaine avidité que je me
suis lancé dans la lecture du premier roman de Karen Thomson Walker,
l'Age des miracles.
Découvert par hasard dans les étales de ma librairie favorite, la quatrième de couverture attise derechef ma curiosité: par une journée
banale d'octobre, une famille californienne découvre avec stupéfaction que la
terre se met subitement à tourner plus... lentement.
Le postulat de Karen Thompson Walker n'étant pas un arrêt brutal de la rotation terrestre, mais un lent ralentissement, qui va
progressivement faire passez le cycle journalier à 26, 28, 30 heures sans stopper
sa course folle.
Vous êtes comme moi fan de SF ou friand de littérature à sensation ?
Vous
risquez sans doute d'être déçus à la lecture de ce roman. Car vous n'y trouverez pas
ce à quoi l'on pourrait s'attendre, une atmosphère de fin du monde ou du catastrophisme à outrance.
Non, rien de tel. Au contraire, si vous êtes tout
de même happés par les premières lignes du livre, vous découvrirez la manière
dont July, une adolescente, fille unique de cette famille de la West Middle Class américaine,
décrit les bouleversements engendrés par ce phénomène.
Si certains décideront de
se mettre en marge, July et ses parents font partis de ceux qui s’évertueront
coûte
que coûte, à poursuivre leur vie routinière, malgré une fin qui semble pourtant
inéluctable.
L'éditeur du livre nous vante un roman d'anticipation doublé d'un roman d'apprentissage.
D'apprentissage, oui, il en est bien question.
Car l'adolescence c'est bien entendu l'âge du
changement, de la transformation, du lent passage de l'enfance à l âge adulte.
L'Age des miracles. Miracle d'y parvenir malgré cette lente catastrophe.
L'Age des miracles est aussi un étonnant roman d'anticipation dans lequel July décrit la façon dont l'humanité tente de s adapter à ce nouveau rythme de vie.
C'est le premier
roman de Karen Thompson Walker. Elle dit l'avoir écrit principalement tôt
le matin, avant de se rende sur son lieu de travail, une petite
maison d'édition. Comme quoi lorsque que l'on a vraiment envie d'écrire, l'on peut
tout de même y parvenir sans s'isoler du monde pour attendre la
divine inspiration. C'est surtout une histoire de passion et d'acharnement (tentative d auto
persuasion...).
Après ce premier roman original et plutôt bien écrit, sans
fioriture, mais au style agréable, nous attendront maintenant le second avec curiosité. Karen Thompson Walker va t'elle poursuivre dans la SF où L'Age des miracles ne sera t'il qu'un coup de maître du genre pour la propulser, dès son premier roman best seller international ?
AL
Liens:
- Karen Thompson Walker présente son roman, L'Age des miracles:
-
La Page Facebook de Karen Thompson Walker
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